Cette semaine, c’est un acteur majeur du paysage numérique nantais que nous avons rencontré. Olivier Dassonville se définit comme un « Jedi Digital » ou encore un « Digital Media Strategist ». Il nous a livré des conseils pour mieux se servir de la « force »… numérique !

Olivier Dassonville

Olivier Dassonville, pouvez-vous nous résumer votre parcours ?

Mon parcours commence fin 1996 où je commence à travailler dans le web dans une petite agence. J’ai par la suite intégré une agence qui s’appelle maintenant « The Links »  qui est une agence importante de marketing direct à Nantes. Je l’ai quitté en 2000 pour rejoindre Altavia : un gros groupe de communication publi-promotionnelle. Cela m’a permis d’accéder à des gros clients du CAC40 : Disneyland Paris, Groupama, etc. J’y suis resté 8 ans : je possédais une équipe à Nantes,  mes bureaux commerciaux au siège social parisien, et une autre équipe à Lille. Mon travail se portait  exclusivement sur Paris tout en étant  basé physiquement à Nantes. J’ai fait 2 ans en agence de webmarketing puis 4 ans à la direction d’une agence nantaise pour laquelle je travaillais pour des clients parisiens.

Depuis 1 an et demi je suis indépendant. J’interviens sur la stratégie digitale, l’événementiel et je donne quelques cours.

Quels conseils donneriez-vous à un jeune étudiant qui veut se diriger vers le digital aujourd’hui ?

Il faut travailler par soi-même et être énormément curieux. Ce sont deux points très importants. Celui qui n’est pas passionné ne doit pas se diriger vers le digital par défaut.

Existe-t-il un parcours plus adapté pour accéder aux métiers du digital ?

Pour l’instant, les parcours sont à peine émergents. Donc cela nécessite un surpoids de travail très important de la part des étudiants. S’ils ne sont pas passionnés, ce n’est pas la peine de se lancer.

Ce que je constate, c’est que beaucoup d’étudiants pensent que le digital est une chose absolument à faire et le font plus par intérêt ou par stratégie carriériste que par intérêt personnel. Il faut être passionné et il faut se remettre en cause constamment car dans ce milieu, tout va très vite.

Dans les cinq prochaines années, quels vont être les métiers qui vont émerger sur le pôle numérique nantais ?

Il y a tous les métiers qui sont liés à  la data (data visualisation, data scientisme). Les métiers liés à la relation client prennent également de plus en plus d’importance.

Cette année encore vous êtes coordinateur social media au Web2Day, quelles sont vos missions ?

Je gère toute la team « social media » ainsi que l’intégralité de la communication sur les réseaux sociaux depuis un mois avant l’évènement, pendant et un mois après l’évènement.

Par exemple tout ce qui concerne la communication en amont de l’événement porte sur les relances billetteries, les tarifs, les annonces de speaker, les surprises et les révélations que l’on distille de maintenant à la mi-juin pour garder l’attention (ce qui est compliqué).

Y a-t-il des événements que vous pouvez déjà révéler ?

Pour l’instant tout est « top secret »… ! Cela fait partie de notre stratégie de communication. Mais bien évidemment, on prévoit des événements sur les objets connectés, la réalité virtuelle, l’automobile, etc.

Le Web2Day va prendre une ampleur physique beaucoup plus importante que les années précédentes puisque nous allons occuper l’intégralité des nefs pour le village exposant et les espaces de démonstrations. Nous investissons également la fabrique, Trempolino et Atlanbois : on devrait arriver à un nombre de conférences simultanées qui sera égal ou supérieur à quatre. Nous espérons atteindre les 2000 participants payants sachant que nous limitons au maximum le nombre d’invitations.

Merci à Olivier Dassonville d’avoir accepté de répondre à nos questions.

Connaître le parcours de Olivier Dassonville :

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