En ce début de semaine, nous avons eu le plaisir de rencontrer Florian Buineau, entrepreneur digital.

Il répond à nos questions !

florian buineau, acteur digital

Florian Buineau, pouvez-vous nous résumer votre parcours ?

Après une double formation (BTS Action commerciale/MUC et Maîtrise Information & communication), j’ai travaillé chez l’annonceur dans différents types d’organisation : ONG, PME, collectivités locales, grand groupe. Mes missions étaient variées : chargé de communication, technico-commercial (sur le terrain) dans le marketing direct, directeur de la communication d’une station balnéaire, web marketeur d’une filiale de Nestlé basée sur le modèle Nespresso (vente par téléphone, e-commerce et points de vente propres).

En 2013, j’ai choisi la voie de l’entrepreneuriat en lançant 2 activités : Marketing Flakes, une offre de services de conseil, formation et gestion de projet pour aider les entreprises à développer leurs ventes (notamment avec Internet), et Defineed, une start-up de veille sur Internet que j’ai cofondée et cédée en 2016.

 

Selon vous, comment innover malgré le manque de temps, de compétences ou de budget ?

De façon lapidaire, je commencerais par dire que les compétences s’acquièrent (ce n’est pas un problème dès lors que les personnes sont motivées) et que l’argent n’est pas si difficile à débloquer : surtout si on appose à l’investissement de départ un gain substantiel que l’entreprise doit en retirer.

En revanche, le temps est plus difficile à trouver, car il amène à aborder l’organisation du travail dans l’entreprise. L’Homme peut être un formidable levier. Mais lorsque l’ambiance, l’organisation et la cohérence… sont absentes, l’Homme se replie et devient un boulet difficile à déplacer.

Afin de dégager du temps au profit des missions importantes, telles que les voies de développement (stratégie), l’innovation, la formation… le dirigeant et les équipes doivent souvent revoir leur façon d’organiser le travail. Il faut lister l’ensemble des tâches dans l’entreprise et observer avec le recul :

  • celles qui n’ont plus lieu d’être
  • celles qui prennent énormément de temps et qu’il faudrait aborder différemment
  • celles qui manquent actuellement pour faire avancer l’entreprise

En effet, il ne s’agit pas de rajouter une nouvelle strate d’innovation sur des strates déjà existantes, parfois déjà pesantes. Les journées n’ont que 24 heures. Pour lancer de nouveaux projets, il faut savoir arrêter ou revoir certaines missions précédentes.

Par ailleurs, l’innovation numérique est une opportunité. Mais au départ, elle est souvent perçue comme une menace. Le changement fait peur car il remet en cause (au moins dans les premiers temps) le contrôle que l’Homme détient sur son travail routinier. La routine est en ce sens, positive, car elle rassure.

Enfin, Internet a décuplé la surinformation, venant embrumer les dirigeants et les collaborateurs. Cette « infobésité » désorganise l’entreprise. Cela explique en partie le fait que les dirigeants et salariés affirment manquer de temps pour faire les choses importantes…

La matrice d’Eisenhower est ainsi salvatrice pour les organisations : chaque entreprise devrait définir le niveau d’importance et d’urgence de chacune de ces missions. Cela lui permettrait de prendre conscience de ses véritables priorités.

 

Quelle a été votre meilleure expérience professionnelle ?

Difficile à dire… j’ai eu la chance d’en connaître beaucoup. J’aime mon travail, cela a certainement compté. De manière générale, je dirais que chaque expérience qui se conclut par un succès collectif est une formidable victoire. Il y a quelques mois, j’ai eu beaucoup de plaisir à travailler sur une motion design pour présenter l’offre d’un client. Cette vidéo a contribué à doubler les visiteurs sur le site web de mon client et à augmenter son chiffre d’affaires trimestriel de 65 %. Tout à coup, de nouvelles perspectives se sont ouvertes à mon client. Ce fut une excellente victoire à partager avec lui.  C’est typiquement le type de résultat qui me motive lorsque je m’implique dans une mission.

 

Quel conseil donneriez-vous à un jeune qui souhaite devenir entrepreneur ?

D’y aller !

L’entrepreneuriat demande une certaine abnégation et donc de la confiance en soi. Mais il ne faut pas reculer face aux obstacles : la confiance s’acquiert au fur et à mesure des étapes franchies. Avec le recul, il n’y a pas grande chose à perdre à devenir entrepreneur. Nelson Mandela disait « Je ne perds jamais, soit je gagne, soit j’apprends ». Personnellement, je dirais à l’étudiant que la seule personne qui peut l’empêcher de réussir est lui-même. Cela vaut pour l’entrepreneuriat et pour tous les autres défis : la réussite aux partiels, la vie personnelle, etc.

Bonne réussite à tous !

 

Merci à Florian Buineau pour son retour d’expérience qui donne envie d’entreprendre !